_Le paysage

« Enfant terrible » du monument puis de l’architecture, le jardin, tantôt docile, tantôt révolté, est rarement neutre.
Longtemps envisagé comme une simple traduction du monde végétal, il s’en est pourtant détaché pour s’imposer dans toutes les échelles au travers des interventions de l’homme sur le paysage.
Le paysagisme tel qu’il est pratiqué aujourd’hui recouvre ainsi les domaines qui vont du jardin à l’aménagement urbain, ou à l’intervention sur de larges territoires.
Dans ces espaces totalement dessinés, cultivés ou construits par l’homme, cette pratique prend le sens d’une médiation entre les lieux et les interventions humaines, en conciliant durablement le site, sa mémoire et son usage.
Par la diversité de ses références et de ses réalisations, Signes, en privilégiant cette approche sensible, s’affranchit de tout formalisme académique et conjugue le formel de la composition et le caractère en perpétuelle évolution propre au paysage.
En fondant son identité à travers le rapport fondamental existant entre le corps et l’espace, Signes affirme pleinement son métier comme issu du jardin.
Les espaces que nous dessinons et aménageons ne sont pas seulement des étendues de territoire, et encore moins des lieux situés entre des objets, ils sont l’extension de notre propre corps, de notre propre champ sensible.
C’est pourquoi ces espaces sont décrits ici selon la progression de leur échelle :

celle du jardin
celle de la ville
celle du territoire.

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